Bienvenue dans  mes ....   Etats d'âme

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Est-ce nécessaire d'arriver à mon âge,
Alors qu'on acquiert l'expérience du sage,
Pour comprendre qu'un coeur restera en cage
Tant qu'il ne se mariera pas avec partage ?
J'ai usé tout mon espoir sur l'amour et son adage
Tant qu'il ne me reste que désespoir et rage !
J'étais  pourtant prêt à donner mille gages
D'une sincérité qui fait défaut au volage,
Mais que peut le reflet de ma propre image
Contre un passé omniprésent qui me ravage ?
J'aurais aimé connaître ce ciel et son 7° étage
Avant d'en arriver un jour à tourner la page......


Bonheur en hypothèque.....

Combien me faudra t'il d'échecs,
De coups de gueule, de prises de bec,
Pour accepter dans ma vie de mec,
Bien que mesdames je vous respecte,
Que vous êtes l'origine de mon coeur sec ?
A moins qu'en moi il ne soit intrinsèque....
Que faire de ce coeur gros comme une pastèque
Qui vous effraie au point de ne pas faire avec ?
Est-ce un pèlerinage pire que La Mecque
Qui vous coûte votre plus gros chèque
Et fait ainsi de moi un véritable métèque,
Mettant du coup mon bonheur en hypothèque ?



Un homme à abattre....

Quand vint le temps du quatre pattes
Pas vu souvent un coeur pour moi battre...
Depuis j'en ai gardé un air acariâtre
Et je me sens prisonnier d'un emplâtre
Que j'aimerais briser pour qu'il éclate!
J'ai cherché en vain la chaleur d'un âtre
Où règnerait une ambiance douçâtre...
Mes espoirs ont un arrière-goût saumâtre
Quand je fais le bilan de mon désastre...
Serais-je né sous le mauvais astre...
Où suis-je simplement un homme à abattre ?
Faiblesse....

Elle m'a reproché ma gentillesse
Sous prétexte que ça l'abaisse.
Je ne comprends pas, je le confesse
Moi je n'y voyais que pure noblesse,
D'autant que c'était à son adresse !
Comment concevoir qu'en l'espèce
Une femme préfère qu'on la délaisse
Pour qu'enfin sa culpabilité cesse ?
Pour tuer des sentiments qui naissent,
Rien de tel que des reproches qui blessent !
Je n'apportais aucune vaine promesse,
Du genre pour moi tu es une déesse,
Seulement un coeur prêt à battre en liesse.
Comme dans les contes de princesses,
J'ai cru apercevoir dans sa jeunesse
Un avenir et son bonheur qui se dresse.
Aujourd'hui je reconnais ma faiblesse....

Reconstruction...

Quelles que puissent être les situations
Il importe avant toute décision
De faire le point sur sa propre opinion,
Qui plus est pour envisager une nouvelle union !
Bien sûr, il faut se poser les bonnes questions,
Pas facile de le faire en toute objection
Mais nécessaire pour la suite de l'opération.
Qu'importe le pourquoi et les raisons
Si c'est devenu une inévitable obligation.
Pas la peine de tourner éternellement en rond
Puisqu'il n'existe aucune autre solution
Lorsqu'on en arrive à une désunion.
Passés ces moments qui paraissent longs
Et loin de cette incontournable impression
De faire subir un véritable abandon,
Il faudra faire le deuil de cette relation
Passage indispensable vers un nouvel horizon
Qui permettra enfin une éventuelle reconstruction.....

Ecoeurement....

Comment peut-on faire fi des sentiments
Que l'autre personne en face ressent ?
Est-ce si difficile de ne pas savoir avant
Qu'à nos yeux il ne sera jamais l'amant
Tout juste un ami qu'on aime tant ?
Est-ce si dur d'imaginer son ressentiment
Lorsqu'on avoue encore être impuissant
Devant une attirance pour celui d'avant ?
Il est des attitudes que jamais je ne comprends
Encore moins celles qui font mon écoeurement.....

Souhait....

A l'occasion de ce premier mai...
A toutes et à tous, permettez...
Que je vous offre ce brin de muguet...
Qu'il vous apporte tout le bonheur rêvé,
C'est aujourd'hui mon plus cher souhait.....
Tant de choses....

Tant de choses à t'écrire...
Tant de choses à partager...
Tant de choses à te dire....
Tant de choses à te donner.....
Tant de choses que je désire...
Tant de choses qu'il me faut garder...
Tant de choses tournées vers l'avenir...
Tant de choses que je ne peux que rêver....
.



Douceur....

Enorme envie de t'offrir un peu de douceur
Dans ce monde de brutes et de douleurs....


Fuir ou guérir...

Que peut-il  bien y avoir de pire
Quand disparait l'envie de sourire ?
On a beau tenter vainement de réagir,
Sous le poids des plus profonds soupirs
Difficile de voir sereinement l'avenir!
Maintes  fois j'ai tenté de rebondir
Contre ce destin qui toujours me déchire
Mais jamais du bonheur je ne peux jouir.
Cette vie qu'on me condamne à subir
Est-elle le reflet d'un trop plein d'haïr
Pour une mère et son manque de désir ?
Bien au-delà de mes éternels délirs
J'aimerais me poser et pouvoir te dire
Tu es la seule qui puisse me faire rire,
Mais ici ton nom je ne puis écrire.
Alors que faire... Fuir ou guérir ?





Attirance.....


Je ne fus pour toi qu'une engeance !
De tout le poids de ton indifférence,
Tu as marqué à jamais mon enfance
Et condamné mes pensées à l'errance
En m'affligeant d'une croix immense.
Nul besoin d'une grande clairvoyance
Pour savoir d'où vient ce manque d'assurance
Qui me poursuit toujours avec persistance.
Il me faut chercher dans cette voie le sens
De toutes ces peines de coeur que je panse
Tout en gardant malgré tout l'espérance
Qu'un jour s'arrêtera cette pénible danse.
J'aimerais avoir en moi un peu de vacances
Pour me consacrer à des sentiments intenses
Qui n'auraient pas d'arrière goût rance.
Ainsi ma vie est bercée de ces croyances
Qui génèrent pour Elle toujours plus d'attirance...


Education monoparentale....


Un ado qui se sent au plus mal
Partagé entre le bien et le mal
Un père qui se sent incapable
Et voilà le drame inévitable.
Cette situation loin d'être banale
Est le lot de tout parent responsable.
Des mensonges qu'il faut qu'on avale
Au lieu de jouer cartes sur table,
Une trahison qui vous rend vulnérable
Comme si on en devenait coupable,
Fait que toujours plus on s'accable.
Que faire contre ces échecs qui s'installent
Renvoyant l'un contre l'autre telle une balle ?
Comme j'aimerais avoir la science véritable
A défaut d'une aide féminine charitable
Pour mener à bien cette éducation monoparentale.






Grand A....


Comment vaincre cet irrésistible émoi
Qui m'attire invariablement vers toi ?
Tant de choses se glissent entre toi et moi
Mais de garder mes distances je dois !
Il m'arrive de croire avec toute ma foi
Qu'un.... peut-être... un jour viendra,
Mais le temps qui passe sur mon désarroi
Ne fait qu'empirer mon terrible effroi !
Passent les jours, années et les mois
Ne restera probablement de mon combat
Qu'un lointain souvenir derrière mes pas.
Quand la vie vous guide vers l'au-delà
Il est rare qu'elle ménage les parias
Et lourd devient le fardeau et son poids
Quand approche vivement l'heure du trépas !
Un seul regret en moi toujours restera
Etre passé à côté de l'Amour avec un grand A...

Faux espoirs.....

Quelques soient les idées noires
Qui me submergent certains soirs
Je combats avec la rage du désespoir
Les démons qui me font boire...
Une nouvelle fois j'ai cru apercevoir
Une lueur prometteuse dans son regard
Comment puis-je encore y croire
Alors que je peine tant à savoir
Ce que mes yeux veulent bien voir.
J'ai beau errer vers la Loire
Son image imprègne ma mémoire
Tant que je ne peux qu'y croire.
J'aimerais parfois trouver la gloire
Qui effacerait tous ces faux espoirs...




... je pense à Toi.....

Tant de belles choses à t'offrir...
Des cadeaux pour te ravir...
Chacun de tes jours à fleurir
Pour combler tes voeux et désirs
Et m'abreuver de tes sourires
Pour satisfaire mon propre plaisir.
Le son de ta voix toujours ouir...
Tes yeux qui veulent tant en dire
Comme un aimant, vers toi m'attirent...
Tes caresses qui me feraient languir
Habitent mes nuits où je ne peux dormir...
En mon coeur il est facile d'y lire
Que j'aimerais pouvoir t'appartenir.
Jusqu'à jamais ne pouvoir te trahir !
Solennelle promesse facile à tenir...
Surgiras tu de mon lointain avenir
Avant que mon présent n'expire ?
Ne manque que toi pour nous unir
Pour le meilleur et surtout pas le pire !

A vous.... mesdames...

Pour cette nouvelle fête de la femme
Si ce n'est avec toute ma flamme,
Au moins du plus profond de mon âme
N'en déplaise aux misogynes qui vous blâment,
Je me permets ces quelques lignes que je clame :
Il est si bon d'oublier tous les torrents de larmes
Que vous nous faites verser les jours de drame !
Comment ne pas être envahi par votre charme
Quand même le plus obtus d'entre nous il désarme
Et nous fait perdre inévitablement notre calme ?
On en arriverait à pardonner aux polygames
Victimes d'une séduction dont vous avez la palme.
Aujourd'hui, avec toute ma conviction je déclame
Mon coeur ouvert en hommage à vous mesdames !

Attente.....

Passent les secondes si lentes
Sur mes pensées omniprésentes !
Que faire de ces idées pesantes
Pour une éternelle absente
Quand elles sont envahissantes ?
Lui écrire parfois me tente
Mais m'abstenir je me contente.
Longue semble être la descente
Et pas facile de remonter la pente
Puisque l'espérance reste latente.
Qu'il pleuve ou qu'il vente
Je reste avec cette attente....




Savoir....

Pas toujours envie de voir
Ce que reflète le miroir,
Surtout quand le désespoir
Fait que tout semble noir.
J'aimerais parfois pouvoir
Prendre du recul et m'asseoir
Sans laisser tous ces déboires
M'envahir et me faire boire
Quand je me sens seul le soir.
Pourquoi ai-je voulu croire
Que je détenais le pouvoir
D'influencer son bon-vouloir ?
Encore faut-il que ce non-recevoir
M'ouvre le vrai chemin du savoir......







Photographe sans prétention.....

En 1956, un demi-siècle en amont,
Est né un tout jeune "morpion"
D'une paternité sans véritable nom.
Présageant d'une mère l'abandon.
Passent une à une les saisons
Avec leurs tristes lots d'émotions
Qui restent toujours en toile de fond.
Une femme au comble de la possession
M'a fait croire plus que de raison
Que je n'aimais vraiment rien de bon,
Je l'ai cru avec tant d'obsession,
Victime de ma propre soumission.
A 50 ans, au plus bas d'une dépression
Je me suis découvert une vraie passion
Dont je n'avais jusqu'alors aucune notion.
Dans un club, j'ai signé mon inscription
Nullement pour atteindre la perfection
Simplement pour aller vers l'évolution.
Premier concours, première comparaison,
Première réussite, pour moi une innovation
M'ouvrant de l'art son inaccessible horizon.
Aujourd'hui, au plus haut de ma consternation
Je vais participer avec joie à une exposition
Moi, le photographe sans prétention........

Raisonnable....

Combien me faudra-t'il commettre
D'erreurs bêtes et impardonnables
Pour qu'enfin je puisse admettre
Que je reste l'unique coupable ?
Sous prétexte que je suis honnête
Je me trouve des raisons valables
Et je persiste et je m'entête
Jusqu'à passer pour un malade.
Je pensais avoir du sage la tête
Mais je me sens bien misérable
Devant toutes ces défaites
Que j'ai rendues inévitables.
Lourde est devenue ma dette
Envers mon âme si pitoyable
Quand en pâture je la jette
Aux démons qui m'accablent!
Je voudrais dire que je regrette
Mais en suis-je vraiment capable
Il me faudrait une force d'athlète
Pour atteindre enfin le raisonnable....









Fausseté.....

Quelques soient les routes, les chemins et les sentiers
Qui jalonnent chaque jour notre quête de sérénité
Et même si nous ne prenons pas ceux de la facilité
Ils mèneront toujours à nos propres vérités
Que ce soit dans un jour, un mois ou une année
Puisque c'est de notre vie son inévitable destinée !
Telle était jusqu'alors ma façon de penser
Mais aujourd'hui mon erreur je dois avouer
Il paraît si facile au prix d'un peu de volonté
De rejeter ceux qu'on considère comme un danger
Dès qu'ils espèrent beaucoup plus que de l'amitié
Et que de plus ils osent ouvertement l'avouer.
Faut-il jouer le jeu des sentiments cachés
Et se réfugier derrière une fausse sincérité
En attendant que la bonne heure soit arrivée
En dépit de ses propres sentiments et les bafouer ?
Quelque soit le prix que je sois condamné à payer
Je préfère toujours mourrir de mon honnêteté
Plutôt que de survivre à travers la fausseté...

Reconstruire....

Un jour on se laisse ravir
Par un charmant sourire.
Alors on  essaie de gravir
Peu à peu l'échelle du plaisir.
On est loin de penser au pire
Avec l'amour en ligne de mire.
Passés les moments de rire
Il faut déjà penser à partir.
A force de vouloir envahir
On finit par faire fuir
Si on ne va pas jusqu'à détruire
Au lieu d'aider à reconstruire.....





SATURATION  .....


non-Adoption.....
pas de Bénédiction.....
plein de Confusions....
continuelles Désillusions....
vives Emotions....
grandes Illusions....
nombreuses Lésions....
difficiles Mutations....
plus de Notion....
tas d'Objections.....
finies les Passions....
restent les Questions....
plus aucune Réaction.....
pas d'autre Solution.....
malgré les Tentations....
dés-Union....
anti-Vibration......




Etre vain....

Il n'est de pires lendemains
Que revivre sans cesse son destin.
De refaire toujours le même chemin
N'apportera jamais rien de bien.
Ressasser continuellement sans fin
Ses malheurs vécus, même les plus lointains
Ne peut que mouiller des tas de sopalin
Ou remplir les torrents des moulins.
Impossible de garder un esprit sain
Si on ne porte un regard dédain
Envers ce passé qui s'est éteint.
Lourd est le fardeau sur mes reins
Mais je m'efforce avec entrain
De le pousser toujours plus loin.
Ne jamais baisser les mains
Et l'espoir ne pourra être vain.....
Vague à l'âme....

Plus de 50 ans que la vie a tissé ma trame
La jalonnant de tant de cruels drames
Qui ont puisé jusqu'à ma dernière larme
Dans ce corps qu'un destin condamne.
Ai-je vraiment mérité un tel blâme ?
A quoi peut tenir ce triste amalgame ?
Serais-je la fausse note sur une gamme
A cause d'une vie antérieure infâme ?
Est-ce une prédestinée qui s'acharne ?
J'aimerais trouver un peu plus de calme
Pour voguer sur un océan à la surface plane
Sans toujours faire remonter du fond la lame.
Pas réellement besoin non plus qu'on m'acclame
J'aimerais juste profiter de tous les charmes
D'une vie tranquille au bras  d'une femme
Et quitter définitivement ce vague à l'âme....

Incompréhension.....

Au plus haut de ma toute jeune prétention
J'étais convaincu d'avoir toujours raison
C'est toute la splendeur du jeune con !
Au fil du temps et de ces quatre saisons
J'ai perdu peu à peu mes grandes convictions
Que je défendais pourtant toujours à fond
En prodiguant de subtils conseils à foison.
Je n'ai jamais eu de mauvaises intentions
Qui m'obligent moralement à une guérison
Mais j'essaie de prendre comme un don
Tout ce qui peut m'apprendre à être bon.
Bien sûr il m'arrive encore de monter le ton
Lorsqu'on me fait sortir de mes gonds,
Mais qui peut se targuer de perfection ?
J'ai dû revoir à la baisse toutes mes ambitions
Pourtant je me façonnais un avenir en béton
Lorsqu'enfant je regardais vers l'horizon.
Maintenant je pense que je maîtrise ma profession
Mais qu'en est-il de mes  hypothétiques passions ?
Aujourd'hui je suis loin d'être un fanfaron
Quand je fais le bilan du demi-siècle si long
Dont il ne reste toutefois aucune construction.
Si j'essaie de sortir de ma consternation
Pour trouver raisonnablement une explication
J'ai l'impression de tourner en rond !
Je reconnais là une totale incompréhension!












Hécatombe....

Leur naissance nous incombe
Et cette enfance nous comble !
Passent les jours et les secondes
Sur notre bonheur pas une ombre.
Le poids des années tombe
Et les incite à nous répondre.
Vient l'adolescence où ils sombrent
Dans les tentations qui grondent.
Ils se jettent au volant de leurs bombes
Qui les propulsent vers des décombres
Remplissant une à une les tombes
Des victimes de cette hécatombe......
Coeur....

Coeur qui soupire....
N'a pas ce qu'il désire !
Coeur qui attire...
Sur le visage un sourire !
Coeur qui chavire...
Pour celle qu'on admire !
Coeur qu'on déchire...
Noir en devient l'avenir !
Coeurs à désunir....
Deux vies à détruire !
Coeur lourd d'haïr....
Que reste-t'il de pire ?
Coeur qui expire...
Ne reste plus qu'à mourir !









Pourquoi est-ce si difficile....

Pourquoi est-ce si difficile
De conjuguer ses amitiés
Quand il s'agit de mixité
Dès qu'on a le coeur sur le fil ?

Pourquoi est-ce si difficile
D'admettre certaines vérités
Dès qu'il s'agit de sentimentalité
L'envie d'amour rend t'elle débile ?

Pourquoi est-ce si difficile
De freiner ses sentiments
Quand ils vous traînent en avant
Vaut-il mieux vivre en exil ?

Pourquoi est-ce si difficile
De prendre un peu de recul
Sans pour autant passer pour un nul
Quand les larmes pointent sous les cils ?

Pourquoi est-ce si difficile
De revenir en arrière
S'il n'y a rien d'autre à faire
Même si on a les yeux qui brillent ?

Pourquoi est-ce si difficile
De puiser cet énorme courage
Que l'on acquiert à la force de l'âge
Pour envisager l'avenir tranquille ?

Pourquoi est-ce si difficile
Qu'un homme reconnaisse
Toutes ces choses qui le blessent
En plein coeur dans le mille ?

Pourquoi est-ce si difficile
D'embellir le noir de l'âme
Sans le bras d'une femme
Serait-ce une quête vile ?

Pourquoi est-ce si difficile......
Femmes......

8 mai 56 sage-femme balgentienne
Mit au monde dans cette maternité-là
Un enfant issu d'une mère, la mienne,
Quel fût ton premier regard déjà ?

Grandeur d'âme d'une génération ancienne,
Notre grand-mère nous quatre éleva
Jusqu'à ce que la mort entraîne
Son compagnon vers l'au-delà.

Au cours d'un hiver départ pour Serenne,
Sentiment de prison dans cet orphelinat.
Passent les ans, les mois et les semaines
Enfin vint l'adolescence qui me libéra.
Tentative d'oubli des années vaines
Envie de vivre au-delà de tout cela.

Viennent les premières idées bohèmes
Qui vous mettent tous les sens en émoi.
Difficile de conquérir les collégiennes
Sans avoir une bonne estime de soi.

A vingt ans, une femme de la quarantaine
Et voici venue la découverte des vrais ébats.
Malgré des sentiments tous deux idem,
Notre histoire impossible s'arrêta.

A 25 ans mariage, jour de veine,
Du moins je le crus ce jour-là !
Peu à peu l'usure quotidienne
A sonné de notre amour le glas.

Attirance pour une jeune pharmacienne
Fût la réponse à mon triste célibat
Difficile de garder les idées saines
Quand on vit comme un paria !

Un jour avec une instit tira les reines...
Au sortir d'une gare dans ses bras tomba !
Mais des questions dans la tête pleine
Ont écrit fin lorsque le doute s'installa.

De nouveau une santé qui pose problème
Et une rencontre sur un parking en bas
Loin d'imaginer le sentiment extrême
Qui s'inscrirait profondément en moi.
Une rupture qui me parut soudaine,
Voilà le moral complètement à plat.

Rencontres avec des meeticiennes
Avec l'une d'elles, trois mois ça dura !
Avant, entrevue avec une très hautaine
Tant que même la terre ne la portait pas !

Découverte d'amitiés féminines zen
Qui me donnent mon lot de joies
Et quantité de forces herculéennes
Pour poursuivre plus loin ma voie.

Malgré des pensées parfois malsaines
Je me laisse aller à avoir la foi ;
Espérance d'une union pérenne
Sans qu'elle ne devienne un combat,
Encore faut-il que je comprenne
De votre méfiance le pourquoi.

Si je fais le bilan de ma cinquantaine
Et avec tout le respect que je vous dois
Il est évident que : Femmes je vous aime,
Mais ne vous comprends pas...............

























































Bonheur....

Qu'importe où on demeure,
Que nous soyons d'ici ou "beur"
Hommes ou femmes de couleur,
Nos racines viennent de deux coeurs :
Nous sommes tous frères et soeurs.
De l'intolérance soyons les pourfendeurs
Plus rares en seront les pleurs
De ces innocents qui meurent
Chaque jour à toute heure
Souvent même dans l'horreur.
Combattons en nous nos peurs
Qui génèrent nos propres malheurs.
Puisons en notre fort intérieur
Tous les remèdes anti-douleurs
Qui mènent à un avenir meilleur.
Regardons la vie non comme un leurre
Mais voyons la plutôt en admirateur.
De notre destin nous sommes les auteurs
Sur la grande scène de la vie où chaque acteur
A droit à sa légitime part de bonheur....
Le mal-aimé.....

Sa vie commence par une culpabilité
Il n'eut pas la chance d'être le premier
Et parfois encore moins le p'tit dernier
Voire quand il n'est pas celle qu'on attendait.
Qu'importe l'origine de sa responsabilité,
Elle marquera son coeur à tout jamais.
Cette injustice le suivra jusqu'à l'éternité
Car c'est malheureusement le prix à payer
D'un abus de vouloir d'une mauvaise paternité.
Que peut-on bien retirer de joie et de fierté
A rejeter un petit être qui n'avait rien demandé ?
Par ce poème au plus près de la vérité
Je me permets de juger et de condamner
Tous ces sans coeurs à faire pleurer !
Que mon amour aille au mal-aimé....
Il est des hommes....Il y en a d'autres.......

Il est des hommes infâmes,
Il en est d'autres de grandeur d'âme !
Il est des hommes à femmes,
Il en est d'autres pour elles en flamme !
Il est des hommes qui se pâment,
Il en est d'autres à eux souvent la palme !
Il est des hommes qui blâment,
Il en est d'autres qui toujours vous acclament !
Il est des hommes polygames,
Il en est d'autres au-dessus de la gamme !
Il est des hommes qui trament,
Il en est d'autres sans jamais de drame !
Il est des hommes qui proclament,
Il en est d'autres qui restent très calmes !
Il est des hommes source de larmes,
Il en est d'autres sans jamais d'alarme !
Il est des hommes qui amalgament,
Il en est d'autres les tentations déclament !
Il est des hommes qui diffament,
Il en est d'autres avec vous s'exclament !
Il est des hommes à la langue comme une lame,
Il en est d'autres pour leur amour tous les sésames !
Il est des hommes....... Il y en a d'autres.......
L'estime de soi....

Si loin que remonte la mémoire en moi
Aucun souvenir d'amour réel de toi,
Mais toujours aller au-delà je dois
Pour quitter ce passé qui fait froid.
Il est dur de puiser cette force, cette foi
Au fond d'un coeur toujours en émoi
Pour tenter de poursuivre l'unique voie
Que le destin m'impose comme une loi.
Par le passé je fus un faible aux abois
De cette jungle je tente d' être le roi.
Mon âme va d'une rive à l'autre du bois
Où se cachent tant de démons parfois.
Sous un soleil couchant qui rougeoie,
Dans cette brume souvent je me noie
A la recherche de mon estime de soi........










































Rêves éphémères...........

En l'absence d'un père et d'une mère,
Si de plus,  issu de l'adultère,
On cherche toujours ses repères
Parfois toute une vie entière.
Quand l'enfance n'est que galère
Plus nombreuses sont les prières
Pour sortir enfin de cette misère.
Comment ne pas entrer en guerre
Contre le monde entier, cet univers
Qui nous prive du bonheur hors pair
Que chacun d'entre nous espère.
Viennent les amours, les  premières,
Qui font tomber toutes vos colères
Et donnent l'espoir d'une nouvelle ère.
Arrive cette descendance dont on est fier
Même si elle nous pompe parfois notre air.
Impression d'avoir enfin les idées claires
Et plus question de retourner en arrière,
A cet instant on y croit dur comme fer.
Le ciel  bleu faisant place au tonnerre
La sentence  tombe comme un éclair :
Le divorce devient plus que nécessaire,
Partage des enfants les semaines impaires
Et la moitié des vacances scolaires.
A nouveau le statut d'homme solitaire
Et son lot d'avenir précaire.
On se dit c'était la dernière,
Promesse fragile comme le verre!
Une voix à l'autre bout de la terre
Sans même un visage derrière
Et on puise dans l'imaginaire
Un espoir d'amour qui regénère.
Ne seraient-ce que des rêves éphémères ?
Jouet du hasard....

Rendez-vous banal un jeudi soir,
Arrêt station service avant le départ.
A peine descendu le bord du trottoir
Rencontre avec une auto toute noire
Un coupé, ce n'est pas vraiment rare.
Que faire contre ce croisement du regard
Qui vous dit tant pis tu seras en retard.
Poursuite dans ce magasin, rayon bazar
Passage à la caisse, un peu peur du fard
Obligé de partir sans même un bonsoir
Reste au fond de moi le véritable espoir
De très vite pouvoir à nouveau la revoir.
Lendemain même heure un peu plus tard
Mon stationnement en travers elle barre
Bonjour chaleureux de part et part
Impossible de deviner le désespoir
Que son absence allait en moi asseoir.
Petit à petit l'ai chassée de ma mémoire
Cinq mois après un peu de mal à y croire
La voilà qui ressurgit et semble vouloir
Reprendre l'aventure au début de l'histoire.
Serai-je un affabulateur notoire
Ou simplement le jouet du hasard ?



















Hommage............

Quelque puisse être notre âge
Gardons toujours en tête l'image
De ces personnes de notre entourage
Qui affrontent leur destin avec courage
Bien que leur vie soit un vrai naufrage.
J'envie parfois de leur force cette rage
Qui les font sortir de cette prise d'otage.
Combien dans leur tête de voyages
A t'il fallu avant de tourner la page ?
Cessons de pleurer dans notre corsage
Pour des petits riens qui nous ravagent
Et nous mettent facilement en cage.
Il est temps de faire en nous le ménage,
Reprenons un peu du poil de notre plumage
Ne serait-ce que pour leur rendre hommage....



Amour.... naissant.....


Qu'il soit proche ou d'antan
Il joue avec mes sentiments,
Tantôt je m'en vais de l'avant
Tantôt il me réduit au néant!
Passent les jours et les ans
Dans ma tête reste ce jugement
Comme un accusé sur son banc,
De tous ces échecs omniprésents.
Ils m'usent petit à petit moralement
Jusqu'au fond de moi m'obligeant
A y puiser des forces de géant
Pour envisager l'avenir sereinement.
Je dois reconnaître évidemment
Que l'absence de ce cinquième élément
Malgré la présence de mes enfants
Me ronge toujours plus au dedans
Comme cet arbre mort m'asséchant.
Ainsi va ma vie tout doucement
Au gré de mon futur peu réjouissant
Pour ne pas dire presque mourrant
Effaçant  l'espoir d'aboutissement
Que laisse envisager pourtant
Tout amour......... naissant......








Génération du passé...........

Tout votre amour vous nous avez donné.........
De notre indifférence nous l'avons récompensé......
Jusqu'à cette canicule d'un macabre été....
Depuis notre conscience avons retrouvée.....
En sacrifiant un de nos jours fériés.....
Aujourd'hui permettez moi de douter....
D'une telle mesure la réelle efficacité......
Je ne parle pas bien sûr de matérialité.....
Mais naturellement de moralité............